Reportage Proximag Juin 2016

GHLIN

Passion colombophile familiale

Kevin Druart (25) est un passionné des pigeons. La colombophiliede grand-papa n’a plus la popularité qu’elle a connue, surtoutchez les jeunes. Kevin veut prouver le contraire. Il cultivecette passion très prenante en famille.

En 2013, Kevin a décroché avec ses ouailles 53 premiers prix! Excusez du peu.  «J’élève et je joue dans les concours avec mon beau-père et la belle-mère, c’est donc une affaire de famille. Nous avons quelque 400 pigeons. C’est une passion inébranlable même si elle demande un travail incessant de tous les jours, toute l’année. D’avril à septembre, nous sommes sur le pont tous les week-ends pour les concours de vitesse, demi-fond et grand-fond. Pour gagner, le pigeon doit avoir la meilleure moyenne horaire sur son parcours. Tout cela est calculé avec des 'constatateurs' électroniques. Notre rêve est de gagner un jour ce qui est considéré comme le Paris-Roubaix des colombophiles, le concours de Barcelone qui compte quelque 1 019 kilomètres.» explique Kevin. «Il est vrai que la colombophilie évolue, il n’y a plus toutes ces sociétés villageoises d’antan»,La colombophilie…. passion de «vieux», d'«anciens»…? Certains se souviendront de leur père, de leur grand-père, de leur grand-oncle soignant leurs quelques pigeons dans ces pigeonniers que les volatiles ont souvent désertés aujourd’hui. Pourtant, la pratique, la passion continue et elle est on ne peut plus vivante, même si les pratiquants sont moins nombreux. Kevin Druart, membre de la société colombophile de La Bouverie, est de ces rares jeunes à perpétuer le mouvement.